Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 00:18
Autonomie :
 Action de se gouverner soi même.

       En ces temps de crise, vécue, affirmée, promulguée au rang de désastre mondialisé, ce qu’elle est de manière effective, le choix de l’émancipation vis-à-vis du politique s’offre à nous comme une solution valable, nécessaire, absolu choix de société.

       De fait, la crise est la résultante d’une suite d’inconséquence morale, d’œillère ayant érigé la modalité économique comme seul moteur de l’action publique et privée. Le grand génie des cléricaux du libéralisme est d’avoir, depuis le début des années 1990, su imposer comme seul régime économique acceptable pour le bonheur collectif, un modèle dit « scientifique ». Ce fonctionnalisme scientifique ainsi normalisé, et non plus seulement valorisé, pris le pas sur toute forme de critique. Le marché s’autoalimentait, fonctionnait en cercle fermé sur le fruit de règle mathématique. La planète libérale jouissait de cette construction systémique. Rien ne pouvait venir dérégler la machine. Toute tentative de remise en cause politique et philosophique de cet aberrent mécanisme était d’office discrédité. Toute émancipation vers d’autre modalité alternative de fonctionnement collectif, peu médiatisé. Finalement sa destruction est venue d’elle-même, de la croyance en sa capacité autorégulatrice montrant à quel point toutes les croyances en lesquelles croyaient notre élite politique n’étaient que chimères.

En effet, les hommes et femmes politiques ont une part non négligeable dans le délitement du lien social. « Je possède donc je suis » est une logique en pointillé peu dénigré. La meilleure répartition des richesses bien que maintes fois théorisée n’a eu que peu d’écho, et il est intéressant de remarquer que l’accroissement de l’emprise policière sur le champ social (accroissement de la logique sécuritaire, augmentation du nombre de policier et prime au « rendement ») s’est faite en parallèle de l’émancipation du pouvoir économique vis-à-vis de celui politique. A croire que n’ayant plus d’emprise sur l’économie ou du moins l’ayant laissé sciemment s’échapper (on pensera au privatisation et autre collusions d’intérêts), les politiques observent une action vengeresse, pure logique frustratoire, consistant à revaloriser la force de l’état, non plus par une emprise morale mais par une stricte action de force envers ceux qui oseraient trop ouvertement critiquer leur choix. Ils s’attaquent aux Lilliputiens plutôt que d’attaquer Gulliver frontalement (pour reprendre la métaphore de Michel Onfray), preuve si il en faut de leur lâcheté.

         C’est l’heure de faire des choix. A l’heure ou en réponse à la crise, le protectionnisme et l’abject nationalisme refont surface, ils ne faut pas oublier que la seconde guerre mondiale est une conséquence directe de la crise de 1929. Que les boucs émissaires, futures victimes expiatoires de la rage collective seront trouvés pour calmer la vindicte populaire, la rendre docile à la barbarie, autant sociale que guerrière. Contre cela il faut se battre.

         Aussi, l’émancipation et l’autonomisation de groupement d’individu devient une nécessité. Les lilliputiens se sont organisés pour faire chuter le géant, le bloquer au sol et lui montrer sa vulnérabilité. Alors mettons de côté les querelles partisanes, l’action collective passera par la multiplication des initiatives, leur pérennité. Alors si le politique s’est discréditée de lui-même, à nous de réhabiliter la politique, à savoir la gestion de la cité, et que tout un chacun profites collectivement d’un bénéfice social, économique et culturel. Construisons des réseaux et que chacun s’apprécie dans sa différence. A la manière des écologistes qui étaient dénigrés il y a déjà des décennies et qui alors que l’ère du pétrole et des énergies non renouvelables touche à sa fin, sont mis sur le devant de la scène comme les experts du salut de notre planète, les initiatives d’aujourd’hui même rejetées par les dits « modernes, réalistes et pragmatiques » seront les bases, espérons-les, solidaires de demain. Car la terre n’appartient à quiconque, appartient à tout le monde, à tous les mondes !!!

                                 Vive l’autonomie. Vive les autonomies. Dans le respect de ch
acun.
Par Michel - Publié dans : Analyse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus